Revue de presse

Après 60 ans, les baromètres de pression artérielle naturels du corps humain enfin révélés

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L’emplacement des baromètres de pression artérielle naturels de notre corps échappait aux scientifiques depuis plus de soixante ans. Désormais, c’est de l’histoire ancienne. Les chercheurs espèrent que ces informations conduiront à de nouveaux traitements pour l’hypertension artérielle.

Dès la fin des années 50, on a postulé que les cellules exprimant de la rénine (une hormone fabriquée par les reins) développaient un mécanisme de détection de pression artérielle. Concrètement, ce dernier serait capable de détecter de légers changements de pression, et de libérer en conséquence des quantités précises et synchronisées de rénine pour la contrôler. En revanche, l’emplacement et la nature de ces “capteurs de pression” naturels ont toujours échappé aux scientifiques.

Au terme d’une étude récente, la Dre Maria Luisa S. Sequeira-Lopez et son équipe, de la faculté de médecine de l’Université de Virginie, ont finalement révélé l’emplacement de ces baromètres naturels du corps humain. Ils détaillent également la manière dont ils fonctionnent et comment ils pourraient aider à prévenir les problèmes d’hypertension artérielle (hypertension) ou d’hypotension artérielle (hypotension). Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Circulation Research.

Caractériser les “baromètres” naturels du corps humain

Pour ces travaux, les chercheurs ont exposé in vivo (sur des modèles murins génétiquement modifiés) des cellules exprimant de la rénine à une pression artérielle basse ou élevée. Ils ont également appliqué des stimuli mécaniques directs (pression ou étirement) sur des cellules cultivées dans des boîtes de Pétri.

Ces actions ont induit des modifications significatives de l’expression du gène de la rénine (Ren1) et du phénotype des cellules exprimant cette hormone. Ces expériences ont montré que le fameux mécanisme de détection de pression naturel de notre corps résidait effectivement dans ces cellules.

Ce “barorécepteur” tant recherché serait un “mécanotransducteur” situé à l’intérieur des cellules exprimant de la rénine. Ce mécanotransducteur détecte les changements de pression à l’extérieur de la cellule, puis transmet ces signaux mécaniques au noyau cellulaire, un peu à la manière dont la cochlée de notre oreille transforme les vibrations sonores en impulsions nerveuses à destination de notre cerveau.

En fin de compte, lorsque ces barorécepteurs détectent trop de pression à l’extérieur de la cellule rénine, la production de l’hormone est limitée. À l’inverse, une pression artérielle trop basse incite à la production de plus de rénine. D’après les auteurs de l’étude, ce merveilleux mécanisme est vital pour la capacité du corps à maintenir une pression artérielle correcte.

Je suis vraiment enthousiasmé par cette découverte, mais également par le travail à venir“, souligne la Dre Maria Luisa S. Sequeira-Lopez. “La prochaine étape sera de déterminer comment nous pouvons utiliser les informations pour développer des thérapies contre l’hypertension“.

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