Revue de presse

Maladies chroniques et souffrances de l’enfance sont-elles liées ?

Troubles alimentaires, diabète, addictions, hypertension… De nombreuses maladies pourraient être directement déclenchées par des événements traumatiques survenus durant l’enfance, selon plusieurs études reprises par The Conversation.

En 1993, à San Diego, le responsable du département de médecine préventive au sein de la clinique Kaiser Permanente, Vincent Felitti, s’aperçoit pour sa part au cours d’une étude, que chez ses patients présentant des troubles alimentaires, nombreux sont ceux ayant subi des expériences traumatisantes pendant l’enfance. Cette observation donne lieu à de nombreuses autres études.

Dont une large analyse aux Etats-Unis, reprenant les informations de 17 000 personnes, entre 1900 et 1978 sur le continent américain. L’objectif est de voir si les « adverse childhood experiences » (ACE) , les événements traumatiques et violents de l’enfance, peuvent avoir un impact, à long terme, sur la santé physique et mentale des patients.

Parmi ces violences, on trouve diverses catégories : avoir un parent qui a fait de la prison, avoir vu de la drogue consommée dans le foyer, avoir un parent alcoolique, avoir subi des atteintes sexuelles… En fonction du type de violence subie, du nombre aussi, les chercheurs établissent un score de 0 à 7, permettant de souligner que plus les sujets ont subi de troubles de l’enfance, et plus ils développent de problèmes de santé dans leur vie adulte. Il s’agit de dépressions, de tabagisme, d’alcoolisme, de toxicomanie, d’obésité, de MST… Soit un spectre très large.

De nombreuses études à travers le monde arrivent à la même conclusion

D’autres observations partout dans le monde relient d’autres maladies : en Finlande, on pointe le doigt sur le diabète et l’hypertension, au Canada, c’est l’IMC et les problèmes de rythmes cardiaques qui sont reliés aux soucis de l’enfance.

Pour résumer, ce que disent toutes ces études est que présenter des troubles (qu’ils soient sexuels, alimentaires, psychiques…) ne vient jamais de nulle part. Et que la petite enfance en est très souvent la cause. Cette synthèse d’observations entre en écho avec les récents mouvements de prises de parole autour de l’inceste et insiste sur la nécessité de détecter le plus tôt possible les violences auxquelles peuvent faire face les enfants.

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